_________Elle avançait, doucement, prudemment et inconsciemment à travers la dense forêt, d'habitude si terrifiante et sombre à ses yeux. Sans savoir où elle était, elle prit, après un arbre au tronc inexplicablement large et vieux, la direction du sud. Encore, et encore elle marchait à un rythme plus ou moins lent, recherchant quelque chose, où plutôt quelqu'un. Elle passa en dessous d'un épais buisson épineux et se retrouva dans un petit prés, agréable à contempler, serein d'écouter. Elle expira longuement, heureuse d'avoir retrouver le lieu où tout avait commencer. Elle avança, une jambe devant l'autre, et s'arrêta en plein milieu, elle venait d'entendre un craquement. Sans qu'elle ne s'y attende, un grognement se fit entendre derrière elle. Doucement, elle se retourna pour faire face, sans surprise, à un majestueux loup blanc. Son loup blanc. Elle se recula prudemment; elle n'était pas sûre qu'il l'ait reconnu. A ce geste, l'animal s'arrêta de grogner et sembla la reconnaitre, comment aurait-il pu l'oublier? Elle était son amour, son ange tombé du ciel. Comprenant qu'il ne l'attaquerait pas, elle soupira et se mit à lui sourire avec se sourire qu'il aimait tant, qu'il chérissait. Elle entreprit alors de s'avancer vers lui, mais sans qu'ils s'y attendent tous les deux, une énorme masse noir se jeta sur elle, la faisant tomber et par la même occasion lui brisant la nuque...
__Hermione se réveilla en sursaut. Couverte de sueur, assise sur son lit et respirant bruyamment, elle évalua la chambre qu'elle n'avait pas tout de suite reconnut, et qui n'était pas la sienne. Les murs étaient couvert d'une couleur jaune, orangé, couleurs chaude et rassurante, il n'y avait par ailleurs qu'un poster dans cette chambre, celui d'une joueuse de Quidditch; Gwenog Jones, capitaine de l'équipe exclusivement féminine des Harpies de Holyhead, un bureau était placé horizontalement devant elle, plusieurs photos animés étaient aussi accrochés dans la chambre de Ginny Weasley. D'un mouvement de tête, elle jeta un ½il en direction de cette dernière, ne sachant pas si, elle l'avait réveillée aussi promptement qu'elle. Elle se leva et, apercevant les premiers rayons du soleil se levés à travers le rideau légèrement transparent, elle décida de prendre une douche, ce qui la ramènerait surement très vite sur la terre ferme. Elle quitta la chambre de sa meilleure amie sur la pointe des pieds, et se dirigea très rapidement dans la salle de bain, qui serait surement sollicités dans quelques heures. Elle ferma la porte de la salle de bain à clés, et fit d'un geste délicat glisser sa robe de nuit le long de son corps, devenue depuis cet été très avantageux.
Le jet de la pomme de douche l'arrosa de plein fouet, et elle fut vite ramener à la réalité, la terre, qu'elle détestait depuis cet été. Tout avait tellement changés, tout était différent. Bien sûr, tout avait l'air parfaitement normal dans la vie d'Hermione Granger, comparé à celle d'Harry Potter. Mais finalement, rien ne l'était.
Un léger crie échappa de la gorge de la jeune sorcière quand l'eau de la douche venait de passer de chaud à froid, puis de froid à brulant, pour revenir à température normal. « Fichu douche », se mit à penser la belle Gryffondor.
Il aurait été ingrat de se montrer dure envers Hermione, qui depuis quelques temps, avait perdue sa douce patience, et une partie de sa sagesse. Hermione aimait toujours l'école, la lecture, et les cours, mais elle semblait de moins en moins apprécier la compagnie de ces amis, qui n'arrivait pas à la comprendre comme elle l'aimerait. Souvent énervée et très vite irritable, elle préférait donc passer ces journées dehors, avec un bon bouquin sous la main. Dans un élan d'agacement, elle repensa soudain à son loup blanc, qui avait depuis quelques temps, prit une place considérable dans son esprit. Il réussissait toujours à la calmer, et à l'apaiser, seulement par les rêves qu'elle faisait de lui. Drôle de chose, n'est-ce pas? Bien que dans tous les rêves qu'elle faisait en sa compagnie, elle avait la fâcheuse habitude de mourir, tuée en général par une énorme masse noire, et à chaque fois de différente façon, transformant le rêve, en cauchemar. Elle savait, malgré tout au fond d'elle que se rêve était plus qu'un simple rêve, elle sentait au fond d'elle même qu'il s'agissait de quelque chose d'important, peut-être d'un message qu'on essayait de lui transmettre, où alors un mauvais présage pour elle. N'ayant pas d'autres élément, et commençant à sentir qu'elle recommençait à s'énerver, elle arrêta le jet de douche, et en sortit aussi vite qu'elle y était rentrée. Hermione, qui avait depuis quelques temps un tempérament de feu, détestait rester dans l'ignorance, concernant ce rêve. Elle manquait de patience, et voulait à tout prix savoir pourquoi depuis le début de l'été, elle faisait sans cesse de rêve. Elle soupira, sachant que ce n'était pas aujourd'hui qu'elle aurait des réponses à ses questions, et essuya avec le revers de sa main, la buée qui s'était installée sur le miroir. Depuis le début de l'été, Hermione avait pris quelques formes qui la mettait en valeur, ses cheveux avait légèrement poussé et s'étaient éclaircis, elle avait grandit et s'était aussi affiné. Elle avait néanmoins des cernes bien tracés sous ses yeux couleurs chocolat, et n'avait pas une très bonne mine. Malgré ces légers détails, elle se sentait mieux dans sa peau. Après s'être observer pendant quelques minutes, elle s'habilla de façon typiquement moldus: Un jean et un débardeur noir, puis elle descendit prendre son petit-déjeuner dans la pièce principal du Terrier, la cuisine. Molly Weasley était déjà dans la cuisine ainsi que Fleur Delacour, qui était fiancé depuis peu à Bill Weasley. Dans un froid glacial, elles préparaient chacune de leurs côtés le petit-déjeuner. Se sentant quelque peu gênée par ce froid qui régnait, elle
- Bonjour Mrs. Weasley, bonjour Fleur.
- Oh bonjour Hermione, tu es très matinale aujourd'hui ma chérie, répondit Molly.
- Oui, j'ai mal dormis.
- A vraiment ? Est-ce à cause de Ginny ? Tu dors mal avec elle ?
- Non, pas du tout ! Ne vous inquiétez pas, c'était juste un cauchemar, affirma Hermione.
Molly Weasley s'arrêta de préparer le petit-déjeuner et la dévisagea quelques secondes qui semblait être des minutes pour Hermione. Une once d'inquiétude et d'angoisse perçait à travers ses petits yeux marrons. Finalement, elle détourna la tête et s'adressa à Hermione.
- Bon, allez, viens prendre ton petit-déjeuner.
Hermione s'asseyait au côté de Fleur qui n'était pas encore très bien réveillée, et déjeuna silencieusement. Elle était perdu dans ses pensées quand Mrs Weasley la ramena sur terre.
- Hermione chérie, j'ai oubliée de te dire que tu as reçue une lettre de Poudlard. Surement pour les fournitures, rajouta-t-elle de sa douce voix.
Elle lui tendit la lettre, et Hermione s'empressa de la prendre pour lire les affaires qu'elle devait acheter pour sa sixième année. Pour la première fois de sa vie, Hermione n'était pas aussi heureuse que les autres années de revenir à Poudlard, elle avait un mauvais pressentiment. Elle prit ses chaussures, et sortit faire un tour tout en saluant Molly et Fleur qui étaient toujours aussi distante. Pourquoi Hermione était-elle aussi malheureuse? Il était vrai que sa cinquième année n'avait pas été aussi bien qu'elle l'avait espéré, Sirius était mort, Harry avait changé et l'ordre du Ph½nix était de plus en plus inquiet par rapport à Harry, en vérité ils l'étaient tous. Et puis il y avait eut cet été, prit entre les Weasley et sa famille, Hermione avait décidé de ne plus revoir sa famille pour leur sécurité, elle n'avait même pas donné d'explication à ses parents, et était partit en pleine nuit, ne laissant rien derrière elle, même pas une lettre, rien... Mais elle savait maintenant qu'ils étaient en sécurité, et c'est tout ce qui comptait pour la jeune sorcière. Et puis il y avait ces rêves étranges qu'elle faisait sans arrêt, du moins dès qu'elle osait fermer les yeux. Elle aurait aimée en parler à Harry et Ron, mais ces derniers passaient plus leurs temps ensemble, à parler de choses et d'autres qu'ils s'interdisaient de dire à Hermione, à sa plus grande tristesse. Elle avait l'impression que tout avait changé pendant ces quelques semaines, que tout était brouillé, flou et indéchiffrable, même pour elle.
Une semaine, il lui restait une semaine avant de revenir sur Poudlard et d'entamer sa sixième année.
Hermione qui marchait depuis un certain temps, s'installa dans l'herbe, fatiguée de penser sans arrêt. Elle se coucha dans l'herbe encore fraiche, et se contenta d'observer le ciel et les nuages qui bougeaient et flottaient tels des fantômes qui s'éloignaient d'elle. Sans même s'en rendre compte, elle ferma ses paupières, et la fatigue reprit le dessus, elle partit pour le pays des rêves, laissant ses lourdes pensées derrière elle.
Quand elle se réveilla -encore une fois en sursaut- Hermione se demanda où elle était et se souvint qu'elle était à la base partit se changer les idées mais que finalement elle s'était endormit, fatiguée par ses nuits insomniaque. Elle se frotta les yeux et se rendit compte avec stupeur qu'il faisait déjà nuit. Elle regarda d'un air paniquée autour d'elle et s'empressa de rentrer chez les Weasley. Elle aurait bien transplaner pour rentrer directement chez les Weasley, mais n'ayant pas son permit, elle soupira, agacée d'être encore trop jeune et se mit à marcher lourdement, sa baguette à la main, vers le Terrier. A mi-chemin de chez les Weasley, elle entendit un léger craquement de branche, juste derrière elle; Elle se retourna derechef mais ne vit rien. Elle continua son chemin en se pressant d'avantage, se disant qu'elle devenait paranoïaque, et qu'il fallait qu'elle dorme plus.
Quand elle arriva chez les Weasley, elle aperçut Ginny sur le perron et qui criait dès qu'elle aperçut " Elle est de retour, elle est de retour " . Ginny courut ensuite vers sa meilleure amie, et lui sauta dans les bras.
- Mais où étais-tu passée? J'étais folle d'inquiétude ! Tu aurais pu me prévenir que tu sortais ! Je serai venue avec toi !
- Mais enfin, Ginny, tu dormais, je n'allais pas te réveiller pour mes petites lubies matinale !
- Mais te rends-tu compte que tu as été absente toute la journée? On était sur le point d'appeler l'Ordre !
- Oh, je suis sincèrement désolée, mais je me suis assoupie dans le grand pré, juste à côté. Je ne voulais pas tant vous inquiétez, rajouta-t-elle à la famille Weasley qui apparut soulagée derrière Ginny.
- Le principal, c'est que tu sois rentrée ma chérie, lança Molly rassurée, mais la prochaine fois, il me semble que ça sera surement mieux si Ginny t'accompagnait... Juste au cas où, tu comprends?
- Oui, tout-à-fait, acquiesça-t-elle.
Remarquant l'absence de ces deux meilleurs amis, Hermione se retourna sur Ginny et l'interrogea du regard, angoissée. La rouquine, qui comprit tout de suite son angoisse, la rassura d'un signe de la main.
- Ne t'inquiètes pas, Harry et Ron sont en haut.
Hermione fronça les sourcils, et répéta bêtement se que venait de dire Ginny, mais en articulant d'avantage chaque syllabe.
- Oui, ils étaient persuadés que tu allais bien, ils n'étaient pas inquiets.
- Ils n'étaient pas inquiets? Vraiment ?
Hermione sembla ébahit. Ses propres meilleurs amis se fichaient d'elle et de se qui pouvait lui arriver maintenant, décidément sa allait de pire en pire. Voyant l'air de sa meilleure amie, Ginny fit une grimace, et continua.
- Et bien.. Ils ont dit que tu étais assez intelligente pour ne pas te perdre.
Hermione fut sur le coup apaisée, mais une pensée moins agréable traversa son esprit.
- Et ils n'ont pas eut peur que je me fasse attaquer par des mangemorts? Je suis une « sang-de-bourbe » après tout !
Ginny resta immobile, ne sachant que dire. Hermione secoua la tête, soupira énervée contre ses meilleurs amis, et monta dans la chambre de Ginny. Elle n'arrivait pas à croire que ses amis, les seuls même, se fiche de savoir dans quel état ils pourraient la récupérer si jamais des mangemorts l'avait vraiment attaquée. Elle ne compte donc pas pour eux ? La Gryffondor se jeta sur son lit, et engouffra sa tête dans son oreillers, espérant de ce fait faire taire sa raison, trop souvent présente à son goût en ce moment pour elle. En vérité, ce qui la blessait beaucoup plus, était le fait que l'homme qu'elle aimait, à savoir Ron Weasley, se fichait de savoir comment elle allait, dans quel état se trouvait-elle, enfin principalement, il se fichait d'elle. A cette pensée, son c½ur se déchira légèrement, laissant comme une petite coupure à l'intérieur de celui-ci. Elle fondit en larmes dans son oreillers, et, bercés par ses sanglots réguliers tomba dans un sommeil, profond, mais loin de toute plénitude.
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Bonjour à vous amie lectrice !
Comme vous le savez, les chapitres 1 sont toujours les plus difficiles à écrire ! J'espère néanmoins que ce chapitre vous a satisfait et que vous avez appreciez le lire, comme j'ai moi-même apprecier l'écrire ! Je tenais à vous remercier toutes autant que vous êtes, de m'aider et de m'encourager chaque jour. Donc, un énorme merci !